Livre : "Un petit tour en compassion" 2


6) CHAPITRE 5 : La compassion sans souffrance


La compassion sans souffrance c'est apprendre à traiter l'autre comme nous-mêmes. C'est apprendre à nous voir en lui et à lui faire ce que nous aimerions qu'il nous fasse. En partant de ce principe, nous ne pouvons pas manquer de respect à l'autre où le bousculer ou être injuste (à part si nous nous traitons de cette façon nous-même, au quel cas nous devrions retravailler cette relation à nous-mêmes pour y mettre plus d'amour).

La compassion, c'est : "j'ai vécu cela alors évidemment, je ne vais pas te jeter la pierre. J'y suis passé, je sais ce que c'est." Et si nous passons par toutes ces expériences qui quelquefois ont pu nous peser. C'est pour pouvoir dire à nos frères et sœurs aujourd'hui . "pas de bile, c'est possible de vivre cela avec détachement, de ne pas s'y perdre, et ce n'est pas parce que nous passons par là, que nous ne sommes pas des gens bien...Nous passons juste par là pour pouvoir, demain, comprendre ceux qui y passent ou pour pouvoir hier comprendre ceux qui y sont passés et faire ainsi preuve de réelle compassion envers tous et toutes expériences."

Pour vraiment comprendre ce que l'autre vit, il faut quelquefois l'avoir vécu.

Pour vraiment enseigner, il faut pouvoir dire . "Je sais, moi aussi, cela m'a fait pareil. Je te comprends mais regarde, on peut en sortir, je l'ai fait."

C'est une manière de pouvoir mieux entendre l'autre et son expérience à condition que l'on sache aussi s'élever au dessus de tout ça.

Evidemment, le risque existe...C'est le risque de se perdre....Or, se détruire ou se perdre pour aider est une erreur car la première personne à aimer, c'est nous-mêmes!!! (aimer "trop" l'autre peut être un signe d'un manque d'amour pour nous-mêmes. Aurions-nous moins d'importance que l'autre??? Non, en vérité, il n'y a pas d'échelle. Nous sommes ni plus ni moins importants que l'autre.)

Descendre dans les expériences est donc risqué et difficile car pas toujours très agréable pour notre âme qui aspire à tant de paix et de bonheur et de sérénité. Tant et si bien qu'à un moment, elle dit . "C'est bon là. Cela n'est plus pour moi merci, j'ai donné. Je veux passer à autre chose et donner encore de l'amour mais sans me "mouiller", sans risquer pour moi. Juste donner depuis plus haut, et aider sans risque pour moi que les autres ne voient pas ma lumière. En le faisant depuis plus haut, je suis un exemple, une étoile vers laquelle on a envie d'aller et avec laquelle on a envie de briller."

Si le "meilleur" chemin est celui qui comporte le moins de souffrance, il faut aussi savoir que la souffrance sert le divin, car en s'élevant au dessus d'elle, nous pouvons exprimer la compassion.

L'autre solution consiste à ne pas perdre de vue que la souffrance n'est qu'une illusion.

Cependant, il y les expériences que nous avons à vivre, dues à ce que nous avons semé...et il y a le surplus, par compassion.

Mais notre âme qui aspire à la paix et à la sérénité et à la joie peut dire : "Stop, c'est trop de souffrance, il faut que je me sauve. Je ne supporte plus de souffrir."

La souffrance de certains est parfois si grande qu'il faut avoir le courage de la vivre et de la transcender.

Voilà pourquoi, il est temps d'emprunter un autre chemin et de faire preuve de la même qualité de compassion mais sans souffrance.

Voilà pourquoi il est nécessaire de changer le monde, de changer les choses pour que la souffrance ne soit plus une expérience humaine. Pour que nous apprenions enfin, que nous sachions vivre cette réalité selon laquelle nous pouvons être aimants et compatissants à travers de belles et faciles expériences.

Nous pouvons pour cela apprendre à nous voir en l'autre, à nous aimer autant que lui et l'aimer autant que nous nous aimons. Nous pouvons décréter que nous méritons tous d'être heureux et rayonnants.

Nous pouvons réaliser que nous n'avons pas besoin que quelqu'un soit mal pour qu'un autre soi bien mais que, au contraire, plus nous donnons de la joie à l'autre et plus nous nous en donnons à nous mêmes (et vice, versa).

Ce que nous nous faisons à nous-mêmes, c'est aussi à l'autre que nous le faisons. Nous pouvons donc vivre sur ce nouveau principe qui consiste à savoir nous réjouir du bonheur de l'autre, nous nourrir de sa joie et nous ferons alors encore, mais de manière différente, l'expérience de la compassion. Reconnaissons-nous en l'autre, mais cette fois-ci, dans notre divinité (et en la sienne) ; dans le fait que nous sommes des humains comblés et honorés et que nous sommes tous faits de la même étoffe. Ainsi, nous pouvons faire une grande expérience de compassion et ceci, dans une grande joie. "Ta joie est la mienne et vice versa. " Nous célébrerons la vie en vibrant ce bonheur et nous remercierons par notre état d'être. Cet attitude de Joie et de gratitude est le meilleur gage de notre bien-être.

La compassion sans souffrance passe par l'acceptation ; le ressenti que nous sommes tous un. Les nouvelles énergies, c'est cela. La compassion, par le partage. Nous ne sommes plus obligés de souffrir ou d'en baver pour avancer. Nous pouvons avancer dans la douceur, sans se prendre de coups. L'élévation, c'est comprendre cela.

Car, l'amour dit "je te comprends". Mais la compassion dit "j'ai envie de t'aider et de donner de moi pour toi".





7) CHAPITRE 6 : En route vers le service
 

 

"Il est d’une importance capitale que vous vous efforciez de renforcer votre self-détermination et votre désir d’accomplissement. Vous devez évoluer de l’état d’être au service de l’ego à celui d’être au service de l’âme. Votre âme est la partie de vous qui est connectée au « Tout Universel ». Vous atteignez la compassion par la difficile voie de la douleur et de la souffrance (conduite par l’ego), ou par la voie facile de la reconnection avec votre Soi Supérieur et le Rayon Divin (conduite par l’âme)." Canalisation de Michael dont j'ai égaré la source.

Evidemment, il s'agit de service uniquement si les actions sont accomplies dans la joie et la liberté. Afin, que les responsabilités des actions soient prises, en toute conscience.

Etre dans la compassion est un moyen imparable de protection que nous nous offrons les uns les autres. En effet, par cette attitude, nous affirmons que nous connaissons nos divinités respectives et nous nous reconnaissons les uns les autres comme divins. Il n’y a alors pas de place pour le malentendu et nous pouvons former une immense chaîne de lumière. Comme l’archange Michaël, nous devenons des protecteurs pour l’autre en décrétant sa divinité sans conditions, sans se laisser « berner » par les apparences et illusions, et en intégrant totalement son humanité à Ce Qu‘il Est.

Ainsi, par notre imagination nous parvenons à trouver la solution la plus lumineuse pour tous tenant compte du fait que chaque frère et sœur de lumière a son importance. Mais attention, gardons toujours à l’esprit que nous sommes aussi importants que l’autre car si nous donnons trop de place à l’autre alors, il saura nous ramener à nous-mêmes, nous faisant remarquer qu’il ne nous a rien demandé et que nous ferions mieux de nous occuper de nous. Inversement, si nous nous donnons trop à nous-mêmes, nous sommes alors mal alignés et arrogants. Le but est d’être à sa juste place afin de retrouver sa véritable identité, celle de l’égalité spirituelle entre tous.



 

Sandrine


décembre 2007

 

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