Sandrine Pertin
Annemasse
Haute-Savoie
"Un petit tour en compassion" par Sandrine
Quelques citations dont, vous me pardonnerez, j'ai égaré les sources mais qui sonnent si bien à mes oreilles
La perfection de la sagesse c'est pouvoir se dire "Qu'est ce qui pourrait mal aller?"
L'éveil, c'est être dans la pensée de Dieu, tout le temps et en toutes circonstances
Ne crois pas ce que tu vois mais vois ce que tu crois
Dans le grand orchestre de la vie, chacun a sa place ; les uns motivent les autres en reconnaissant leur juste place pour la bonne route de l'ensemble.
Réjouissons-nous de pouvoir avancer ensemble
Hommage à :
la déesse de la compassion, Kwan Yin ou "Celle qui entend les plaintes des êtres conscients"
1) AVANT-PROPOS : Qu'est ce que la compassion?
Voici quelques définitions, quelques citations trouvées ici et là que je vous livre.
Parlons en premier lieu de l'amour...
En effet, amour et compassion ne sont pas deux vertus éloignées, n'est-ce pas?
Nous pouvons même dire que l'une découle de l'autre.
Dans ¨l'art de la compassion" de Nicholas Vreeland ; il nous est expliqué que c'est après avoir réussi à aimer impartialement (en reconnaissant la valeur
intrinsèque de chaque individu) et inconditionnellement, que la compassion peut apparaître. Elle se résume alors au simple souhait de libérer tous les êtres vivants de la souffrance."Il n'y a
pas de plus grande puissance sur terre ou dans le ciel que l'amour pur."
Mais attention, l'amour n'est pas uniquement du baume au cœur. Il est d'une grande force et d'une grande puissance, il a le pouvoir d'aider l'être a
réintégrer son origine divine.
Voici le témoignage d'un participant au forum "la force de l'amour" organisé par l'association "Terre du ciel":"avant le forum, je croyais en la
compétence, en la détermination, en l'effort. Je n'ai jamais cru en l'amour. C'était pour moi une saveur agréable, un"plus" gentil, mais rien d'essentiel. Ces trois jours ont été une révélation,
j'ai vu que c'était une dimension complète qui manquait à ma vie. J'ai vu que, loin d'être un simple vernis qui rend les choses et les relations plus agréables, l'amour est la substance même de
la vie et de l'univers. S'ouvrir à l'amour, se laisser traverser par l'amour, se laisser emporter par l'amour, c'est se fondre dans le flux de l'univers et participer de sa grandeur. C'est
épouser la vie dans sa dimension cosmique. Et c'est pourquoi, c'est sans doute aussi l'efficacité suprême..."
Voici, du même acabit, un passage sur l'amour tiré du texte de Khalil Gibran "La prophète" :
Alors Almitra dit, Parle-nous de l'Amour.
Et il leva la tête et regarda le peuple assemblé, et le calme s'étendit sur eux. Et d'une voix forte il dit :
Quand l'amour vous fait signe, suivez le.
Bien que ses voies soient dures et rudes.
Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.
Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.
Et quand il vous parle, croyez en lui.
Bien que sa voix puisse briser vos rêves comme le vent du nord dévaste vos jardins.
Car de même que l'amour vous couronne, il doit vous crucifier.
De même qu'il vous fait croître, il vous élague.
De même qu'il s'élève à votre hauteur et caresse vos branches les plus délicates qui frémissent au soleil,
Ainsi il descendra jusqu'à vos racines et secouera leur emprise à la terre.
Comme des gerbes de blé, il vous rassemble en lui.
Il vous bat pour vous mettre à nu.
Il vous tamise pour vous libérer de votre écorce.
Il vous broie jusqu'à la blancheur.
Il vous pétrit jusqu'à vous rendre souple.
Et alors il vous expose à son feu sacré, afin que vous puissiez devenir le pain sacré du festin sacré de Dieu.
Toutes ces choses, l'amour l'accomplira sur vous afin que vous puissiez connaître les secrets de votre cœur, et par cette connaissance devenir une parcelle du cœur de la Vie.
Mais si, dans votre appréhension, vous ne cherchez que la paix de l'amour et le plaisir de l'amour.
Alors il vaut mieux couvrir votre nudité et quitter le champ où l'amour vous moissonne,
Pour le monde sans saisons où vous rirez, mais point de tous vos rires, et vous pleurerez, mais point de toutes vos larmes.
L'amour ne donne que de lui-même, et ne prend que de lui-même.
L'amour ne possède pas, ni ne veut être possédé.
Car l'amour suffit à l'amour.
Quand vous aimez, vous ne devriez pas dire, "Dieu est dans mon cœur", mais plutôt, "Je suis dans le cœur de Dieu".
Et ne pensez pas que vous pouvez infléchir le cours de l'amour car l'amour, s'il vous en trouve digne, dirige votre cours.
L'amour n'a d'autre désir que de s'accomplir.
Mais si vous aimez et que vos besoins doivent avoir des désirs, qu'ils soient ainsi :
Fondre et couler comme le ruisseau qui chante sa mélodie à la nuit.
Connaître la douleur de trop de tendresse.
Etre blessé par votre propre compréhension de l'amour ;
Et en saigner volontiers et dans la joie.
Se réveiller à l'aube avec un cœur prêt à s'envoler et rendre grâce pour une nouvelle journée d'amour ;
Se reposer au milieu du jour et méditer sur l'extase de l'amour ;
Retourner en sa demeure au crépuscule avec gratitude ;
Et alors s'endormir avec une prière pour le bien-aimé dans votre cœur et un chant de louanges sur vos lèvres.
L'amour peut être très puissant et très dévastateur aussi.
Voilà pourquoi, il est bien de chercher à le sublimer, à le canaliser.
Cela me rappelle une phrase de l'ange Damabiah canalisé par Joeliah: "La sagesse est de l'amour tranquillisé et sublimé"
Ainsi, pourrait-on définir l'amour comme le fait d'accepter l'autre pour ce qu'il est et la compassion, comme le fait d'avoir envie de l'aider et de comprendre intrinsèquement ce qu'il vit.
Lorsque attachement et possession ne sont plus, le vrai visage de l'amour peut apparaître.
Et même dans les films, nous pouvons trouver quelques paroles de sagesse..."l'attachement est prohibé,
la possession est prohibée.
La compassion qui est un amour à la fois inconditionnel et infini est un des fondements de la vie du Jedi.
Donc, on pourrait dire qu'on nous encourage à aimer."
Star Wars épisode II
Attention à la notion de détachement qui ne doit pas devenir de l'indifférence ou pire, du jugement par rapport à la souffrance.
Se détacher, c'est seulement, ne pas se perdre dans la souffrance de l'autre (au risque de ne plus pouvoir l'aider...) mais c'est compatir à sa souffrance en ressentant le fait que lui et nous-mêmes de faisons qu'un, et lui montrer, par notre comportement, comme il est possible de dépasser, de transcender cette souffrance.
La compassion a beaucoup à voir avec le fait de dépasser sa souffrance et d'aider l'autre à dépasser la sienne.
Aussi, comme il est, me semble-t-il, important de savoir s'aimer soi-même avant de pouvoir aimer l'autre; il est, je pense, tout aussi judicieux de dépasser sa propre souffrance avant d'aider l'autre à dépasser la sienne.
La souffrance de soi ou de l'autre ne doit pas amener au jugement qui serait une réaction faussée (ego) mais au service. Car si il y a souffrance, c'est pour la transcender et entrer dans notre véritable rôle qu'est le service.
Ce, jusqu'à ce que nous sachions ce qu'est notre rôle et que nous n'ayons plus besoin de cette souffrance pour nous le rappeler définitivement.
La compassion nous invite sur le chemin de la totale acceptation de notre humanité qui ne doit pas être en dualité avec notre appartenance divine puisque "la seule dualité est le fait d'être éveillé ou non" (citation tirée des livres Telos).
La compassion aide à l'éveil et fait partie du chemin vers l'éveil.
Elle permet d’éprouver responsabilité, intérêt et empathie envers autrui , de reconnaître la bonté de l'autre, de le remercier de ce Que Nous Sommes, grâce à lui.
Compatir par rapport à quelqu'un qui est ballotté par les émotions négatives, c'est aussi reconnaître que l'existence nous place à des endroits où nous devons surmonter cela et que ce sont des moments difficiles. L'aide peut être alors donnée pour que l'autre se libère de cela. Parce que nous reconnaissons que c'est difficile pour lui, qu'il n'est pas fautif, mais qu'il est dans la mouvance de la vie et qu'il a juste besoin d'un coup de pouce et de soutien, inconditionnel!
Compatir, étymologiquement, c'est souffrir avec...
Avec elle nous formons le vœu que tous nos semblables soient délivrés de la souffrance, simplement par notre amour inconditionnel et notre acceptation pour la totalité de Ce Qu’ils Sont (divinité et humanité comprises).
2) CHAPITRE 1 : La compassion
La compassion est sans doute la pierre angulaire de l'évolution mais attention, la véritable compassion, comme le véritable amour, passe par soi-même avant tout.
S'aimer inconditionnellement, c'est compatir pour ses faiblesses, ses erreurs, ses difficultés. Car enfin, il n'est pas possible d'imaginer vivre sans
erreur, sans faiblesses, sans difficultés. Cela fait partie du chemin de vie. Il est existant pour tous sans exception. La seule différence, lorsque l'on est éveillé, c'est que cela est intégré
dans l'expérience ; comme une expérience, sans jugement aucun, sans rejet non plus, mais avec une acceptation de ce passage obligé pour réaliser une idée plus grandiose, plus globale. Le maître a
aussi ses difficultés, ses erreurs, ses faiblesses mais il les transcende en étant compatissant envers lui-même.
La compassion est ce qui peut sans aucun doute aider les frères et sœurs de l'humanité à se comprendre et à se recréer à neuf en tant qu'humanité. C'est ce
qui va leur permettre d'approcher l'autre sans jugement et du coup, de lui laisser la liberté d'offrir le cadeau qu'il est venu offrir. Et enfin, aucune rencontre ne sera vaine. Chaque rencontre
peut être un cadeau en ce sens qu'elle permet de se définir soi-même. Le meilleur moyen de recevoir le cadeau est d'être à l'écoute de l'autre par rapport à ce qu'il a à exprimer , par rapport à
ce qu'il a à donner.
Il faut comprendre que laisser la liberté à l'autre d'être ce qu'il est, c'est s'offrir la liberté à soi-même de vibrer selon son choix. Cependant, il faut
beaucoup d'amour pour soi-même par rapport à cela car il faut repenser chaque action, chaque parole de l'autre comme appartenant à son expérience propre et comme étant détachées de ce que nous
sommes vraiment.
L'important c'est la confiance. La confiance en la vie et en l'autre. Il est impossible d'avoir confiance en l'autre sans avoir confiance en soi. Rétablir la
confiance en soi, en l'autre, en la vie et en Dieu, voilà le défi. La compassion ne peut pas être sans la confiance. Donc, en changeant l'idée racine et en reconnaissant l'autre en tant qu'être
divin, la confiance en lui sera rétablit.
L'autre est pure lumière d'amour. Il a droit à l'erreur sans pour autant que la confiance lui soit retirée, sans pour autant que sa valeur devienne moindre.
C'est justement quand il trébuche que la compassion peut s'éveiller et que le jugement peut laisser la place à une main qui se tend, à une occasion qui s'offre.
Dieu sait si bien faire cela.
Tendre la main encore et encore jusqu'à ce que nous sachions marcher seul ; jusqu'à ce que nous ne trébuchions plus.
Et si nous ne prenons pas la main que Dieu nous tend, alors Il nous laisse libre, libre de faire notre chemin.
Cela est l'amour inconditionnel.
Mais nous, humains, nous savons si bien nous jeter la pierre, n'est ce pas?
Nous avons souvent peur de l'autre, comme nous avons peur de nous-même. Nous manquons de confiance en nous et en notre divinité comme nous manquons de
confiance en l'autre. Cela est une erreur puisqu'il n'y a pas d'autre chemin que celui de la divinité ; puisque cela est notre essence même. Comment douter de notre essence?
Nous manquons de confiance en nous quant à nos facultés de supporter certaines choses, de pouvoir vivre certaines "épreuves" mais ceci est un manque de confiance en la Vie et la peur qu'elle ne nous apporte pas ce que nous escomptons.
Nous recevrons ce que nous sommes venus chercher au moment où nous en aurons fait l'expérience intérieure et non pas par expérience extérieure.
Ne cherchons plus à l'extérieur ce qu'il nous faut trouver en nous c'est à dire, confiance, équilibre, foi et certitude.
N'attendons pas de l'extérieur qu'il nous conforte en nos croyances mais soyons persuadés et l'extérieur suivra.
Ainsi, la compassion peut revenir à regarder le bien, le beau et le divin chez l'autre, quoiqu'il advienne. Elle peut se résumer à en être persuadé, même si
nous voyons quelquefois en effet le décalage entre cette réalité et ce que l'autre peut vivre parce qu'il n'a pas su regarder en lui cette divinité. Mais la pire erreur serait celle de douter de
la divinité de l'autre et de la sienne propre.
Eckhart Tolle dans "Mettre en pratique le pouvoir du moment présent" exprime ceci :
Comment pouvez-vous éprouver du ressentiment vis-à-vis de la maladie de quelqu'un?
La seule attitude possible est la compassion.
Oui, la seule attitude juste est la compassion.
Comment pouvez-vous regarder l'autre autrement qu'avec ces yeux là?
Comment pouvez-vous le prendre en pitié, de haut, ou bien lui en vouloir, avec colère?
Comment pouvez-vous adopter une autre attitude que celle de la compassion vis à vis de l'autre?
Comment pouvez-vous estimer mieux savoir que lui, ce qui lui convient?
Comment pouvez-vous estimer mieux le connaître qu'il ne se connaît lui-même?
La seule chose que vous pouvez faire avec lui est ce que Dieu fait avec ses enfants. Lui tendre la main et accepter qu'il la refuse.
La seule chose positive que vous pouvez faire par rapport à l'autre, c'est partir du principe qu'il est parfait mais et que, quelquefois, il l'oublie. Avoir
de la compassion pour lui, c'est comprendre qu'il n'a pas découvert la présence divine qui l'habite et que du coup, il vit en décalage avec ce qu'il est. Donc, précisément, il ne crée pas
intentionnellement le dysfonctionnement, c'est simplement qu'il a oublié qui il est. Et c'est ici, justement, que toute la subtilité réside. Il s'agit de ne pas le juger ou le condamner pour
cela. Mais il s'agit, seulement et simplement de lui proposer une main tendue et d'accepter qu'il la refuse.
Évidemment, il y a aussi ceux qui ont maintes fois été prévenus et qui continuent sur le chemin du dysfonctionnement car ils ne veulent pas entendre. Ceux là, ayons le courage de les laisser libre de faire leur chemin et d'apprendre.
Mais attention, il y a aussi ceux qui, lorsque l'on les laisse faire, nous montrent qu'en fait, ils savaient très bien ce qu'ils faisaient. Car chez eux, il
ne s’agissait pas de dysfonctionnements mais simplement d’une expression de leur nature humaine.
Dans ces cas-ci, nous nous devons de travailler sur nous-mêmes pour l’apprentissage de l’acceptation et de la sublimation de la nature humaine. Ce que nous voyons de « mal » ou de « non divin » n’est en fait qu’un humanité que nous nous devons d’aimer et d’accepter pour ce qu’elle est; c’est à dire un moyen, un simple moyen d’expression de la divinité. Elle est d’une utilité capitale et ne doit pas être calomniée sous prétexte de freiner l’évolution en marche. L’humanité n’est pas un mal en soi, elle est un mal si on s’y perd au détriment de ce que nous sommes vraiment venu expérimenter (notre divinité)…Mais si elle existe au départ, c’est dans le but de nous laisser exprimer cela et c’est pourquoi nous devons apprendre à totalement l’embrasser, l’aimer, la célébrer et la sublimer.
Il y a donc ceux qui semblent vivre des dysfonctionnements mais qui ont en fait une idée plus élevée derrière la tête. Ceux-ci accomplissent un plan divin et
se servent de leur humanité pour cela. Ceux-ci, ayons le courage de regarder leur plan d'âme et de s'élever à qui ils sont, vraiment. Pour ceux-ci, ayons la capacité de remettre en question nos
certitudes et nos croyances.
Ayons la compassion de voir ce que l'âme travaille derrière tout cela en évitant les jugements hâtifs. Que savons nous sur ce que vivent vraiment les
autres!!! Méfions-nous des apparences.
Kryeon canalisé par Lee Caroll exprime :
Savez-vous ce qu'est l'illumination ? C'est le moment où un Être Humain devient équilibré au point où il peut être compatissant envers toutes et tous.
Toutes et tous. Il n'y a aucun jugement dans le regard qu'il porte sur vous. Les autres aiment être en sa présence ! C'est l'illumination. Cet Être Humain a trouvé sa propre vérité au centre de
son cœur. Il n'a pas peur de l'amour de Dieu. Au lieu de cela, il diffuse l'amour de Dieu. Certains disent, « Ouais, c'est un petit peu trop doux ou mielleux pour moi. » Si c'est votre cas, alors
je vous dis que vous avez oublié Qui et Ce que vous êtes. Lorsque vous l'aurez reconnu, vous ferez partie des doux et précieux à qui ce message s'adresse. N'ayez pas peur de l'amour de Dieu.
Etre compatissant envers toutes et tous, c'est reconnaître l'autre et le redonner à lui-même, l'inviter à vivre sa valeur et lui faire entendre que tout être
vivant a de la valeur aux yeux de Dieu..
Mais pour cela, il faut savoir se reconnaître soi-même avant toute chose, comme être divin. Comment aider les autres à briller en restant terne soi-même?
Cela parait peu concevable. D'abord parce que l'on ne peut pas trouver chez l'autre ce que l'on ne trouve pas chez soi-même. Voilà pourquoi incarner le service aux autres signifie soit, avoir
reçu ce que l'on donne, soit, savoir recevoir directement ce que l'on donne. Ensuite, parce que l'éclat de l'autre révèlerait de plus en plus notre propre non-éclat et cela nous rendrait
malheureux. Bien sûr, l'éclat de notre frère est aussi notre éclat puisque nous ne faisons qu'un. Nous avons donc bien tous, un rôle à jouer. Il est impossible de faire briller les autres sans
prendre notre propre place. En brillant nous-mêmes, nous aidons vraiment les autres à se révéler, nous les tirons, nous les invitons à se positionner face à cette lumière. Nous donnons envie. En
donnant l'éclat, apprenons à le recevoir quand c'est notre tour.
Il ne s'agit pas de se nourrir à la lumière de l'autre mais bien de travailler à sa propre lumière et si ce travail consiste à faire briller les autres,
alors il est bien de le faire mais pas de s'y perdre. Même si nous sommes en effet tous un, nous devons apprendre à être complémentaires et à ne pas fusionner les uns en les autres. Nous devons
apprendre à nous relier sans y perdre notre identité. La terre n'est pas faite pour que nous fusionnons entièrement. Chaque pièce du puzzle doit remplir son rôle afin que le puzzle soit
construit. Lorsque chaque pièce est à sa place, alors là, oui ; là, les pièces peuvent fusionner pour ne former plus qu'un.
Aider les autres à prendre leur place est une chose. Mais oublier de prendre la sienne en est une autre! C'est toujours au tour de quelqu'un à un moment
donné, afin que le "jeu" reste compréhensible pour tout le monde.
En résumé, "je m'aligne avec ce qui convient au plus grand nombre" mais à condition que cela me convienne aussi. Il s'agit de conserver son pouvoir de
création afin de pouvoir continuer à exprimer qui l'on est. Une expression qui ne peut être que bénéfique pour l'autre car nous allons devenir comme une source à laquelle l'autre va venir
s'abreuver. Il faut savoir rester un phare et toujours se demander : « A partir de quel moment je sers, et à partir de quel moment je me dessers??)
La compassion, c'est se voir en l'autre tout en sachant rester différent de lui d'où "la relation jumelle". Fusionner avec l'autre (parce que nous sommes les
mêmes) tout en étant conscient et en restant séparés (pour pouvoir le faire consciemment et sur notre planète terre).
3) CHAPITRE 2 : Il n’y a pas mieux ailleurs
Il n'y a pas "mieux ailleurs" ni "meilleur qu'un autre".
Il y a juste, "là où je me sens bien".
Mais ce n'est pas parce que je me sens bien là que c'est mieux.
C'est juste que c'est aligné avec Ce Que Je suis.
Aucune expérience n'est meilleure qu'une autre. Ce sont juste des expériences, des façons de faire différentes.
Le taux de vibration est une donnée important pour définir l'évolution et pour être sûrs que nous sommes sur la voie du changement et du bonheur.
Nous pouvons donc raisonnablement considérer que ce qui vibre plus est "mieux".Cependant, il faut déjà savoir TENIR cette vibration sur une longue période
(sinon, elle est peu significative) et en plus, il est bien de travailler à ceci sans dénigrer l'autre (qui, pour l'heure vibre moins haut mais qui nous a permis de prendre conscience de nos
possibilités).
Il nous appartient de remercier l'autre pour le rôle qu'il veut bien jouer (au niveau de l'âme, il nous a rendu un fier service même si il l'a fait
inconsciemment, son âme a été au service!!!).
Il nous appartient aussi de proposer à l'autre de changer de rôle et de le laisser libre si tel n'est pas son choix.
Nous libérons réellement les gens en leur proposant de changer de rôle. Il est bon de se rappeler de cela en présence de nos amis et relations. Voici le
genre d'intentions que nous pouvons poser :
"Vous n'avez plus besoin de jouer le rôle d'opprimer ou d'opprimé, de menteur ou de trahi, de protecteur ou d'agresseur, d'incompris ou d'entendeur ou tout
autre rôle que vous avez bien voulu jouer pour moi jusqu'ici. Je vous en remercie, c'est ce qui m'a permis de faire l'expérience de Qui Je Suis mais aujourd'hui, je n'ai plus besoin de vos
services. Aujourd'hui, je me connais, je sais ma splendeur. Vous pouvez enfin être vous-même, vous aussi, afin que nous puissions célébrer ensemble cette nouvelle expérience. Celle de notre
intrinsèque perfection divine, celle de cette nouvelle vérité : Il n'y a ni bourreau ni victime, nous n'avons fait que nous rendre mutuellement service. Quelquefois maladroitement, il est vrai et
alors, soyons compatissants envers nous-même et soyons indulgents."
Il n'y a plus besoin de rien ni de personne pour nous prouver ou nous montrer à nous-même notre intrinsèque perfection divine. Il suffit que nous le
sachions, au plus profond de nous-même. Ressentons-le. Soyons-le. Et si nous venions à en douter, remercions ceux qui jouent le rôle de nous permettre de nous le rappeler. Puis libérons-les.
Libérons-les.
Finies les jalousies, compétitions dues à notre manque de confiance en notre propre vibration d'amour.
Avons-nous besoin de savoir comme nous vibrons, où en sommes-nous? Soyons justes arrivés. Je Suis arrivée.
Pas avec notre Ego mais avec notre présence divine qui se reconnaît humblement et justement pour ce qu'elle est.
Pour certains, il faudra encore du temps pour être sûrs et certains.
Ces jeux de rôles que nous empruntons les uns avec les autres me rappellent le comportement des enfants entre eux.
Ils changent souvent de copains, à l'école. Ou plus exactement, ils ont des périodes où ils aiment mieux "traîner" avec un tel plutôt qu'un tel.
Cela démontre à quel point nous nous arrangeons toujours pour nous retrouver avec l'énergie qui nous convient le mieux au moment M.
Il ne s'agit en fait pas de l'autre, de ce qu'il EST, mais de ce que nous pouvons travailler avec lui (par rapport à notre travail du moment).
Le lendemain, ce sera un autre. Les enfants savent spontanément cela. Ils s'allient et se réconcilient à demande.
Certaines énergies ne s'attirent jamais ( cela n'étant pas lié à ce que l'autre est mais à ce qu'il dégage, à ce que l'on a à travailler avec lui ou pas (l'ayant déjà travaillé..)...).
Etre indifférent est une chose mais il y a aussi ceci : " qu'est ce qui t'insupporte tant chez toi que tu ne peux regarder chez l'autre????"
Cependant, le problème peut aussi avoir été réglé....et la phrase devient alors...: "De quoi n'as-tu plus besoin chez moi, car tu y es déjà passé, tu as déjà
compris, tu en as déjà fait l'expérience!!!!???"
Si, au cours de notre évolution, nous dénigrons l'autre, c'est comme monter une échelle en cassant les barreaux qui nous ont servi de marche pied...et nous redescendons!!!
Voilà pourquoi il nous appartient de laisser les barreaux être ce qu'ils ont été et de les remercier de leurs bons services.
Leur rôle est terminé mais ils l'ont bien joué et en ceci, nous pouvons leur témoigner notre gratitude.
Ils nous ont permis de monter jusqu'ici. Qu'aurions-nous fait sans eux. Nous n'arrivons pas au 7ème barreau en une seule fois. Les marches se montent une à
une et heureusement que les premiers barreaux ont exister car sinon, les 7ème auraient été inatteignables.
Tu es ici pour dépasser la croyance profondément enracinée que certains êtres sont plus valeureux et dignes que d'autres...Si tu te sens supérieur ou
inférieur à n'importe quel autres être humain, tu n'as pas accepté la vérité concernant ton identité spirituelle. Tiré du livre "l'amour sans conditions" de Paul Ferrini....
Ce n'est pas supérieur de choisir la paix et la joie, c'est simplement plus adapté à un certain moment. C'est disons, mieux venu à un moment donné, pour soi-même et pour les autres!!!
C'est disons un choix plus d'époque et plus adapté à notre bonheur et notre nouvelle vision du monde!!!!
Comment vaincre l'ego spirituel??
En étant dans la lumière, pas dans le but de se faire bien voir mais par pur plaisir, parce que c'est plaisant, pour montrer le chemin, par service.
L'autre qui est moins dans la lumière a un rôle de dévotion. Il permet aux autres de se voir (par rapport à lui), c'est un service qu'il rend
aussi.
Sachons être fiers d'être dans la lumière mais sans s'y perdre!!!
Sachons y être parce que c'est la Joie, parce que c'est la Vie. Sachons être dans la gratitude par rapport à cette Vie.
Cette expérience de la lumière que nous sommes venus faire, lorsque nous l'avons faite, que nous y sommes, que nous le savons, nous n'avons pas besoin que
les autres le voient pour en être sûrs!!!! Nous avons appris à nous reconnaître nous-même. Nous n'avons même pas besoin que les autres soient moins dans la lumière pour être sûrs que Nous y
Sommes!!!
Et nous pouvons alors tous être égaux et dans l'amour inconditionnel
Nous sommes venus apprendre à nous aimer inconditionnellement nous-même, en tout premier lieu et quand nous y parviendront, il n'y aura plus aucun accrochage avec l'extérieur qui nous aimera inconditionnellement lui-aussi.
Cependant, ce sentir inférieur est aussi dangereux et faux que de se sentir supérieur. Combien de fois nous sommes-nous rabaissés, niant ainsi notre identité
divine?
Cette mauvaise habitude encore si ancrée en nos cellules est toute aussi néfaste.
Cette idée est développée plus avant dans le chapitre suivant (le jugement).
Il est important d'être justes avec nous-mêmes. Ne nous sentons pas inférieurs à l'autre car ceci serait un manque d'amour pour nous.
4) CHAPITRE 3 : Le jugement
La compassion c'est aider l'autre à passer les étapes de son évolution, sans jugement et dans l'amour.
Il y a toutes sortes de jugements ; envers soi-même "je ne suis pas à la hauteur", "je ne vaux rien" ;
envers l'autre "il est dans l'ego", "il n'est pas du tout dans la maîtrise".
Il faut comprendre que le manque de confiance en l'autre est révélateur d'un manque de confiance en soi et manquer de confiance en soi c'est douter de sa
nature divine (et par la même, on doute de celle de l'autre).
Le jugement, ( je suis dans l'ego, tu es dans l'ego, je ne suis pas à la hauteur), empêchent d'avancer.
Soyons simples, reconnaissons notre humanité d'une part, et soyons justes ; reconnaissons notre divinité, d'autre part.
Osons dire "ce que je fais est puissant", et ce n'est pas être dans l'ego que le dire.
Je sais où vibre ma puissance divine et je m'affirme, naturellement, car je l'ai bien mérité (n'avons-nous pas assez traversé d'expériences pour enfin
l'admettre?). Ce n'est pas être dans l'ego que de reconnaître sa divinité. Par contre, ça devient de l'ego si l'on pense que parce que l'on est divin, on est supérieur à l'autre. Car là, c'est
oublier que l'autre est lui aussi divin (fait de la même étoffe que nous). Ce n'est pas être dans l'ego que d'avoir des ambitions. Combien de fois ai-je jugé l'autre?? "Tu es dans l'ego"
Combien de fois l'ai-je rabaissé et me suis-je rabaissée moi-même?????
Combien de fois me suis-je vue toute petite? Tout ce manque de confiance en soi est un manque d'amour pour soi. Tout ce manque d'assurance et de reconnaissance pour soi n'est sans doute pas ce qui nous permet d'avancer au plus vite. Bien au contraire.
Il faut savoir être juste avec soi-même.
Combien de fois ai-je manqué de confiance en l'autre? Combien de fois ai-je pensé que je savais mieux que lui ce qui était bon pour lui??? Mais qui mieux que
soi-même sait ce qui est bon pour soi??? C'est cela laisser la liberté à l'autre. Lui laisser la liberté d'exprimer ce qu'il est et cesser de croire que l'on sait mieux que lui ce qu'il
est!!!
La vraie compassion et la vraie fraternité ne peuvent pas être vécues sans la liberté et sans la confiance. Tout ceci est lié.
Laisser la liberté à l'autre et lui faire confiance c'est aussi savoir prendre sa liberté et se faire confiance car ce que nous faisons à l'autre, nous nous le faisons à nous-même.
Nous sommes ici pour apprendre à faire confiance à notre frère et apprendre à le regarder comme égal à nous-mêmes. Alors, nous aurons fait l'expérience de la
compassion.
Compassion et détachement sont liés explique Paul Ferrini dans son livre "l'amour sans conditions".
En effet, il faut laisser la liberté à l'autre (et ne pas être dans le contrôle car sinon, nous dévions l'énergie qui est au départ ici pour simplement
couler à travers nous, simples serviteurs).
La compassion, c'est laisser à l'autre la possibilité de se recréer à neuf, à chaque instant. C'est ne pas l'enfermer dans quelque chose qui a rapport à son
passé ou bien que l'on nous aurait dit. Mais c'est, lui tendre une perche : "Vas-y, montre-moi, montre-moi qui tu es. Je t'offre l'occasion de te recréer maintenant, ici, tout de suite, dans
l'instant, en relation avec moi. Montre-moi le meilleur de toi même ici et maintenant." Et ça, c'est la véritable compassion. Dire à l'autre que nous sommes prêts à le voir maintenant Tel Qu'il
Est.
Quoiqu'il ait pu se passer avant, nous sommes prêts à le vivre vraiment, maintenant, en l'instant. Nous lui offrons l'occasion de se connaître
vraiment..!!!!! et de se recréer encore et encore, à neuf...!! D'exprimer vraiment qui Il Est.
Et encore une fois, ce que nous faisons à l'autre, c'est à nous mêmes que nous le faisons. Ne perdons pas de vue que tout cela est lié et que ce que je donne
à l'autre, je me le donne à moi-même. Il ne reste plus alors qu'à se poser cette question à chaque acte, parole, pensée : "qu'est ce que j'aurais aimé que l'on fasse ici, pour moi???"
La compassion c'est aussi : "Tu sais, j'ai vécu cela alors évidemment, je ne vais pas te jeter la pierre. Je sais que Ce n'est pas Qui Tu Es. J'y suis passé,
je sais ce que c'est."
Et je sais aussi que si nous passons par toutes ces expériences qui quelquefois peuvent nous peser, c'est pour pouvoir dire à nos frères et sœurs un jour :
"Pas de bile, c'est possible de vivre cela avec détachement, de ne pas s'y perdre. Et ce n'est pas parce que nous passons par là, que nous ne sommes pas des gens bien." Nous passons juste par là
pour pouvoir, demain, comprendre ceux qui y passent ou pour pouvoir hier comprendre, ceux qui y sont passé et faire ainsi preuve de réelle compassion envers tous et toutes expériences. Nous
passons par là pour vraiment comprendre ce que l'autre vit. Nous passons par là parce que nous l'avons choisi. Parce que nous pensions que pour comprendre ce que l'autre vit, il faut quelquefois
l'avoir vécu. Que pour enseigner, il faut quelquefois pouvoir dire . "Je sais moi aussi, cela m'a fait pareil. Moi aussi, je te comprends. Mais regarde, on peut en sortir, je l'ai fait..." Voilà
une manière de pouvoir mieux entendre l'autre et son expérience à condition que l'on sache aussi s'élever au dessus de tout ça.
Notre but est alors d'aller chercher l'autre où il est et de l'emmener ailleurs.
Notre but est d'offrir l'occasion à l'autre d'exprimer vraiment qui Il Est.
Nous pouvons l'inviter de la sorte : "Je constate que tu n'es pas dans la maîtrise ici, que tu te laisses déborder par tes émotions mais je compatis car je
sais que le chemin est difficile et je sais que ceci n'est pas qui tu es. Je sais que cela m'arrive à moi aussi mais je te vois tel que tu es vraiment et face à ces difficultés qui sont les
tiennes, je pense : tiens bon, la vie nous teste. Cela n'est qu'une difficulté passagère qui m'offre l'occasion d'aimer ton humanité et de te dire que j'ai confiance en toi pour passer le cap. Je
t'entoure d'amour et de douceur, dans ce but. "
Voilà la vraie compassion. Voir en l'autre Qui Il Est vraiment, quoiqu'il puisse nous montrer car, qui connaît vraiment son plan??? Qui connaît son plan
d'âme derrière cette humanité qu'il, pour l'instant, traverse difficilement.
Aussi, aimer son humanité fait partie du chemin, car...
"Votre dignité consiste à devenir pleinement humains, pleinement réceptifs à vos propres besoins et à ceux des autres. La compassion ne survient pas en
vous détachant de la palette des expériences émotionnels, mais en y participant pleinement..."
Ainsi, nous en revenons toujours au même objectif : "Apprendre à aimer et à s'aimer vraiment..". Mettre à la lumière son ombre pour l'accepter, la
transcender et l'aimer. Le but de la vie serait donc de faire ces expériences quelquefois difficiles qui n'ont que pour objectif de nous apprendre à être compatissants envers nous-mêmes donc,
envers les autres.
Car, "il n'y a pas de plus grande puissance sur terre ou dans le ciel que l'amour
pur...." « Ce n’est que lorsque vous vous voyez dans votre authenticité que la grâce peut venir. Paradoxalement ce n’est
qu’en acceptant notre laideur que nous pouvons être vraiment libres. Nous devenons alors comme un petit enfant, et n’avons plus besoin du couvercle doré pour recouvrir la puanteur.
Lorsque vous voyez clairement votre laideur, vous n’avez plus besoin de l’extérioriser. Lorsque vous voyez clairement votre laideur, vous n’avez plus besoin
de vous comporter de manière laide." (source inconnue)
La laideur n'étant, bien évidemment qu'une illusion (celle du jugement que nous portons sur nous-mêmes).
Telle est la compassion pour soi-même.
N'oublions pas que nous sommes venus pour apprendre à nous aimer nous-mêmes et à nous élever au dessus de toutes ces croyances erronées sur notre compte ; au
dessus de toutes ces images de nous qui ne sont pas celles de notre réelle divinité. En d'autres termes, nous sommes venus pour nous connaître et nous regarder autrement. Ne jugeons pas notre
expérience et ne jugeons pas le fait que nous sommes des êtres de lumière qui font des expériences humaines car, comme nous le verrons plus bas dans le paragraphe "compatir sans la souffrance",
nous sommes en chemin vers une nouvelle façon de faire et ce que nous faisions hier, n'est pas forcément mal mais, "dépassé"..
Nous avons jusqu'à maintenant appris dans la souffrance cependant aujourd'hui, il nous faut travailler l'idée que nous pouvons apprendre dans la joie et
devenir compatissants sans avoir à souffrir. Il suffit de faire passer ce message à nos frères : "nous pouvons vivre sans souffrances, nous pouvons les dépasser, nous pouvons vivre différemment.
C'est possible. Soyons bénis pour ce que nous avons fait hier mais sachons passer à autre chose."
"Le monde te montre ce qu'il faut réajuster, fais-le sans jugement... Remercie car il te permet d'avancer...(Tu lui as demandé!!!)" (source inconnue)
Dans son livre "les dernières pièces du puzzle", Claude Tracks écrit que nous avons oublié ce pour quoi nous sommes là : "pour s'aimer les uns les autres (...)pour redécouvrir son enfant intérieur et faire l'art qu'on aime (...)"
Le bonheur et la joie sont deux expériences qui élèvent l'âme et la vibration.
Et travailler avec cela est un bon moyen de créer le nouveau monde.
Dans "graines de possibles", Pierre Rabhi explique :
"Nous pouvons honorer la beauté du monde grâce à cette gratitude. A ce moment-là, il se passe quelque chose qui nous élève au-dessus de nous-mêmes. C'est
un dépassement humble qui donne tout son sens à la mission de l'être humain, à savoir générer de la compassion et non cette violence stupide issue de la peur et de la déraison".
Un autre enseignement, celui de Sri Chinmoy. Voir le beau contribue à le créer. Plus nous nous élevons et plus nous voyons le beau, coût que coût, car notre
vision s'éclaircit jusqu'à tel point que nous voyons par le regard de Dieu.
"Celui qui est vraiment pur ne verra pas l’impureté chez les autres. Celui qui est impur verra de la fange en chacun.
Les êtres vraiment spirituels ne sont pas troublés par l’impureté car ils sont investis d’une très grande lumière intérieure qui les sauve. Aussi, ne traquez pas l’impureté chez autrui.
Occupez-vous seulement de votre propre lumière intérieure.
Plus vous parviendrez à faire venir votre lumière intérieure à la surface, plus l’impureté que vous voyez sera illuminée ou encore vous n’en verrez pas du tout."
5) CHAPITRE 4 : Comprendre
La compassion, c'est savoir remercier l'autre pour le don de soi qu'il fait à un moment donné car il accepte des passages difficiles dans le but d'aider et
de soutenir son frère. La vraie compassion c'est de savoir lui dire : "Ne t'en fais pas, tu n'as pas besoin de jouer ce rôle là car je sais Qui Je Suis, je me suis retrouvé, je n'ai plus besoin
que tu viennes me chercher. C'est moi qui vais te rejoindre."
Voir en l'autre Qui Il Est vraiment, quoiqu'il puisse nous montrer est la véritable compassion car qui connaît vraiment le plan de l'âme derrière les
apparences et les illusions de la souffrance???
A un moment donné, ce n'est plus dans la tête que nous pouvons comprendre les gens. La seule façon de les comprendre c'est de vivre ce qu'ils vivent et cela
s'appelle la compassion. Comprendre passe par la vibration, par le vivre. Etre ce que l'autre Est, ne serait-ce qu'un instant ; sans rentrer dedans, tout en étant conscient, sans l'être vraiment,
mais tout en l'étant au moins un instant. De cette façon, nous ne pouvons que comprendre. Il y a un texte que j'ai reçu qui parle du fait de comprendre.
Il est expliqué que quand nous disons "comprendre", il s'agit en fait de vibrer....ou de vivre...et moi ausi, je pense que pour comprendre quelque chose, il
faut le vibrer.
C'est pour cela que pour comprendre l'autre, il faut vibrer ce qu'il vibre, ressentir ne serait-ce qu'un instant ce qu'il vit. Lâcher le mental car ce n'est
pas dans la tête que cela se passe! Voilà la vraie compassion à mon sens.
Cette vraie compréhension de l'autre est au delà du mental et même au delà du cœur.
Elle est en nos êtres divins tous entiers. Encore une fois, comprendre l'autre, c'est le vibrer. Et c'est cette compréhension qui permet de dépasser tout
jugement.
Vivre l'autre un instant (sans pour autant se fondre en lui, évidemment), c'est un peu le challenge des âmes jumelles (et de toutes les âmes qui désirent
vivre ces énergies).
C'est savoir être comme l'autre tout en étant séparés (cela n'étant pas incompatible).
Ces relations jumelles que nous pouvons travailler avec n'importe qui invitent à ne pas se perdre en l'autre mais à s'unir et en même temps se séparer de
lui. C'est la divine dichotomie.
Ainsi, la compassion n'est pas de la pitié car cela serait bien manquer de respect à son frère mais ce n'est pas non plus un endroit où nous nous perdons
nous-même car nous ne pouvons aider l'autre à se retrouver si nous nous sommes perdus.
Etre au service ne signifie pas s'oublier dans le service. Mais bien, respecter son propre espace afin de pouvoir mieux servir l'autre.