Depuis quelques temps nous posons des questions au Saint-Esprit, en rapport ou non avec le Cours En Miracles
(voir rubrique "pages" UCEM). Bien que nous ne soyons pas « à cours de questions » , nous vous proposons d’élargir le débat avec vos propres interrogations, en rapport avec le
Cours ou non, que vous l’ayez étudié ou pas encore. De notre côté, nous essayerons de vous répondre en restant le plus possible dans l’esprit de cet enseignement. Nous espérons que cet échange
vous apportera un éclairage tout en étant conscients qu’il nous enrichira également (puisque nous ne faisons qu’UN).
Christalain (contact sur : http://axial-media.over-blog.org/ ) et Sandrine (contact
sur http://sandrine.pertin.over-blog.com/)
Novembre 2009 :
" Je suis née handicapée, ma vie n'a pas été facile tous les jours. Pendant de nombreuses années j'avais au fond de moi de la haine pour mes parents, mes frères, les autres tout cela dissimuler
dans un semblant d'amour. Je ne voulais pas voir en moi cette réalité qui me blessait. Aujourd'hui je fais face à mes démons et je les remets à Dieu. Je veux être en paix ! Je ne lutte plus je
sais que Dieu veille sur moi, j'ai foi !
La question qui en moi ne trouve pas de réponse est simple pourquoi suis je née avec ce handicap ! Mon âme ne peut elle pas reconnaitre l'amour de Dieu !
Pourquoi mon corps est il en souffrance !
C'est difficile à vous expliquer ! Au fond de moi tout on fond de moi je sais que Dieu est présent je sens sa présence son amour mais mon corps lutte toujours.
Merci de pouvoir m'éclairer ! "
1) Réponse de Christalain
Merci d’abord pour cette question qui me donne l’occasion d’aborder, pour ma part, un sujet délicat. En effet,
celui-ci m’a beaucoup interpellé dans le passé et même mis mal à l’aise (pas de hasard donc !). Je vois pour ma part 3 manières de l’aborder, qui peuvent être en partie seulement, compatibles
:
1) par l’aspect karmique
2) dans l’Esprit non-duel du Cours
3) par mon propre ressenti, mon témoignage, hors de toute théorie.
J’ajoute que mon témoignage personnel représente l’essentiel de ma réponse car les 2 premiers aspects ne me satisfont pas vraiment, ou plutôt je suppose qu’ils ne le feraient pas si j’étais
à ta place. Mais comme je ne le suis pas, dans le doute, je les mentionnes quand même brièvement… Mon simple ressenti ne t’apportera peut-être pas plus d’ailleurs, mais j’aurais essayé, avec le
plus de sincérité possible de communiquer quelques idées sur le sujet. Tant mieux si cela peut t’aider un peu.
Certaines sources « karmistes » supposent, donc que la paralysie cérébrale révèle l’existence d’un violent traumatisme pré-natal qui entraîne une fermeture complète, un arrêt de tout
mouvement vers l’avant, empêchant la progression normale du développement physiologique. Peut-être préconiserait-ils une recherche sur les vies antérieures pour ramener à la conscience
l’expérience de vie déclenchant ce pattern. La régression sous hypnose est un outil visant notamment à transmuter les traumatismes ainsi ramenés à la lumière. L’hypnose Ericksonienne, plus « soft
» pourrait être également indiquée. Evidement, selon la non-dualité, il est nullement nécessaire de se référer au passé pour le guérir « maintenant ».
Justement, le cours et la non-dualité en général diraient , de manière un peu sèche selon moi, que ton handicap et donc ta souffrance sont « illusion » puisque le corps auquel tu t’identifies
n’existe pas réellement. Il dirait que tu donnes corps à une croyance d’indignité menant à une auto-punition (l’handicap) , en raison d’une culpabilité inconsciente exacerbée. Il dirait
aussi que cette expérience est ton choix de vie, et que tu pourrais en changer en reconnaissant ta nature divine et parfaite, digne d’être aimé de Dieu comme tous ses fils. Bien sur, je
raccourci, et comme tu est lectrice du Cours, tu sais déjà cela et tu vas sûrement penser que cela te fait une « belle jambe » si j’ose dire.
Quand à mon expérience personnelle, elle n’est pas très gratifiante à raconter (tans pis pour mon ego !) , mais peut-être plus significative. En effet, plus jeune, je trouvais le monde des
l’handicapés complètement inhumain, moche et effrayant car je vivais scotché au monde de la forme et des apparences : « Si la surface est acceptable, l’intérieur doit l’être également… et
vice versa ! » ou encore : « A quoi sert-il dans le plan de Dieu de faire souffrir les gens ainsi ? ». Les handicapés, même légers, me faisait peur, sans douter parce qu’ils me
renvoyaient l’image gênante de mes propres handicaps émotionnels…derrière les apparences.
En effet, j’ai longtemps été moi-même un handicapé de la vie sociale. Tout « comme il faut » sur le plan physique et intellectuel, sain, sportif, bien éduqué... Mais inadapté aux idées «
homologuées » et à la brutalité du monde, comme un handicapé physique peut être inadapté aux escaliers, aux trottoirs trop hauts et autres accès inaccessibles.
Ainsi, j’ai fuis la vue des handicapés aussi longtemps que j’ai fuis mes propres traumatismes et mes blessures. La souffrance morale n’a rien a envier à la souffrance physique, bien qu’elles
puissent s’ajouter l’une à l’autre. Pour cette raison, je me suis toujours dit que je n’aurais jamais été capable de naître handicapé et plus encore le devenir suite à un accident. Cela aurait
été plus que je n’aurais pu supporter et j’aurais plutôt choisis de « mourir » !
J’admire le courage des handicapés, leur volonté de vivre, qui est pour moi une leçon permanente vis à vis de ceux qui passent leur temps à se plaindre pour un rien, comme je le faisais
dans ma jeunesse, d’ou cet insupportable miroir qui m’ était renvoyé. Certes, on peut guérir de l’état de « victime » sur le plan moral et réaliser qu’on est responsable à 100% de sa vie, et je
ne remercierais jamais assez le ciel pour ce qu’il m’a envoyé depuis 10 ans. Mais guérir de son handicap physique, voilà qui semble plus difficile à priori puisque, si l’on peut dire,
l’expérience traumatique psychologique de victime, de maladie, s’est « précipité sous une forme solide ».
Alors bien sur, selon UCEM , il n’ y a pas de degrés de difficulté dans les miracles, mais une guérison immédiate demande une foi absolue. Cela EST possible, j’en suis convaincu mais quelle est
l’intensité de ta foi ? crois-tu cela possible ? cela l’a été pour d’autre n’est-ce pas ? Mais pour en revenir à ta question initiale : « pourquoi l’handicap ? » . Peut-il y
avoir une réponse satisfaisante ? peut-être pas car cela reviendrait, en fin de compte, à vouloir répondre à la fameuse question : « Pourquoi le fils de Dieu a t-il choisi d’expérimenter la
croyance en la séparation d’avec sa source, et donc ses effets que sont la souffrance, la maladie, la peur ?…etc ».
Seule une réponse venue à travers toi-même peut avoir un sens. Qu’est-tu venue montrer au monde par ton handicap ? quelle expérience as-tu choisie ? Qu’est tu venue apprendre et te rappeler à
travers cela…? Seule toi le sait au fond. Mais ce qui est sur, c’est que ce même handicap t’a probablement conduit à t’intéresser à la spiritualité, et au Cours en miracle, comme cela a pu être
le cas pour un « handicapé émotionnel » comme moi. Peut-être fallait-il en arriver à cette extrémité pour choisir de se réveiller du rêve ? Une souffrance provisoire pour gagner
ensuite des siècles de souffrances inutiles ? intéressant non ?
Pour conclure, je voudrais rapporter cette anecdote qui montre comment ma perception du handicap a évoluée conjointement à ma démarche d’éveil :
Depuis des années je faisais le même trajet pour me rendre à mon travail et chaque matin, arrêté à l’un des feux rouges, je voyais une jeune femme souffrant visiblement d’une paralysie partielle
des jambes. Elle marchait avec peine pour rejoindre un arrêt de bus. Les premières années, je ressentais cette gêne de voir « l’imperfection » du monde dans cette démarche saccadée et la
souffrance engendrée (j’inversais encore cause et effet à l’époque et croyais en la réalité absolue du monde) . C’était de la compassion à l’ancienne qui se rapproche plus de la pitié et de
l’impuissance. Cette dame avait cependant toujours le sourire et ne négligeait jamais sa tenue vestimentaire, plutôt coquette.
Au fil des années, mon regard a changé, la gêne et la peur se sont transformées en admiration, en bienveillance, puis en sympathie. Quelle courage de vivre quand même, profiter du soleil qui
brille pour tous, comme tout le monde, garder le sourire, une bonne humeur apparemment inaltérable. Chaque matin j’apprenais cette leçon : tout le monde enseigne tout le monde, chacun est à sa
juste place. De toutes façons, Il est impossible de savoir à la place d’un autre s’il est heureux ou pas derrière le masque, quel est le sens de sa vie, de son expérimentation, alors à quoi
bon faire des suppositions ?
Les dernières fois que je l’ai vu, j’avais presque envie de descendre de ma voiture et aller la serrer dans mes bras pour lui dire « Merci d’être là tous les matins avec votre courage,
votre sourire, et ne changez rien, car vous n’avez pas idée de tout ce que vous apportez au monde. Dieu lui-même serait incomplet s’il manquait le moindre grain de sable sur terre, et vous
êtes bien plus qu’un grain de sable ». Ensuite, elle a disparu. Peut-être est-elle allée « enseigner » dans un autre quartier ? Peut-être que les automobilistes qui passaient à cet endroit,
a ce moment, avait suffisamment compris certaines leçons ?
Voilà tout ce que je peux dire R : plus que jamais je crois aux enseignements du Cours en miracles, plus que jamais je pense que les miracles existent, autant dans la matière que dans l’esprit
puisque la première ne fait que procéder du second. Je ne peux que t’encourager à continuer à assimiler la métaphysique du Cours, à voir le bon coté de la vie, à t’aimer pour ce que tu est, la
fille de Dieu, parfaite au delà du voile illusoire de la forme, même si cela est plus facile à dire pour ceux qui rêvent encore qu’ils courent. La vraie valeur est intérieure, le pourquoi
de l’extérieur n’est finalement que prétexte pour retourner dans cet intérieur ou sont toutes les réponses.
2) réponse Sandrine

Le Cours en Miracles enseigne surtout comment sortir de notre culpabilité. La première chose pour sortir du monde de l’ego,
dans lequel nous nous « croyons » coincés (puisqu’en réalité, nous sommes éternellement libres) est donc d’en finir avec la culpabilité. Si nous nous culpabilisons de ne pas vivre la sainteté
divine, de façon manifeste, en nos corps; nous ne pourrons jamais la vivre car nous nous regardons pour ce que nous ne sommes pas :
- un corps
- coupables (d’être séparés de Dieu et de ne pas manifester sa perfection).
Maintenant, revenons à la source du débat. Nous cherchons la perfection de Dieu dans la forme et pensons que si la forme n’est pas le miroir de cette perfection, c’est que nous n’en sommes pas
dignes ou pire encore, que nous ne sommes pas parfaits en réalité. C’est justement ici que nous faisons une grossière erreur car nous nous identifions à notre corps, pensant que cette
imperfection ou cette souffrance que nous regardons ou ressentons est Ce Que Nous Sommes. Nous rendons alors réel, ce qui ne l’est pas, de toute éternité. Ces effets ne sont pas Ce Que Nous
Sommes mais juste la manifestation de pensées erronées ; ils font partie du rêve et n’ont aucune conséquence sur la réalité. Difficile de reconnaître que nous sommes pure Joie dans l’absolu
lorsque nous faisons l’expérience de souffrir. Et pourtant.
Oui pourtant, nous pouvons revêtir une magnifique fonction divine puisque nous invitons les autres à regarder au-delà de la forme, leur permettant ainsi d’ouvrir la grande porte du monde de
l‘esprit. Nous les aidons enfin, à adopter la vision juste.
Voilà ce que pourrait en dire Jésus :
« Chers anges, la vision d’amour passe par delà les apparences et rien de ce qui est dans la forme n’a d’importance. Quand je vous vois faire des choix qui permettent à vos frères et sœurs
de regarder au-delà des apparences, je dis : quelle grandeur. Puis, lorsque votre mission semble se terminer, vous dites à vos frères et sœurs : mais regarde, je suis handicapé et je suis un
corps qui souffre. Voyez comme vous vous êtes laissés prendre par le rôle en vous enfermant dans ce que vous n’êtes pas. Je vous invite à vous connaitre libres, au-delà de vos expériences. Je
vous invite à vous connaître tels que vous êtes en réalité.»
Pour lâcher la culpabilité, persévérons à regarder au-delà de l‘expérience. Nous nous voyons handicapés, et nous le sommes manifestement, nous sentons le poids de cette souffrance dont nous
accable ce corps que nous ne sommes pas ; coupable pourtant de tous nos maux. Ce corps, responsable de nos malaises, et de notre séparation d’avec la source. Nous lui donnons du poids, de
l’importance, nous le jugeons, le rendons réel et responsable lui qui, pourtant, d’après le Cours, n’a aucune existence intrinsèque.
Revenons donc à nos maux dont ce corps ne peut être la source. Sans doute sont-ils encore les conséquences de nos pensées d’indignité. Alors, regardons à quel point nous savons pourtant tout au
fond de nous, que nous sommes parfaitement innocents, en parfaite sainteté, inconditionnellement aimés et éternellement impeccables. Ce qui ne veut pas dire que nous avons un corps parfait :
quelle importance le corps que nous ayons car lorsque nous regardons au-delà de la forme, Nous Sommes au-delà de la forme, Nous n’habitons plus ce monde. Nous ne sommes pas notre corps et tant
que nous pensons l’être, nous ne pourrons pas manifester ce que Nous Sommes réellement.
Maintenant, revenons aux miracles selon le cours : nous ne les faisons pas, ils sont naturels, ils se font tous seuls. Ils ne sont pas des effets dans la forme mais juste une façon de regarder
les choses différemment, d’avoir une vision juste. Le résultat, l’effet, ne nous appartient pas. La seule chose qui nous incombe par contre, c’est de regarder à la source, notre perfection, notre
impeccabilité. Les résultats dans la forme ne sont pas de notre ressort et plus encore, ils sont sans importance car lorsque nous aurons vraiment retrouvé ce que Nous Sommes (perfection, joie,
amour) ; peu nous importera que nous ne le soyons apparemment pas dans la forme car nous serons toujours dans la paix et la conscience de ce que Nous Sommes réellement.
Lorsque nous aurons complètement lâché le monde de la forme, alors seulement, à ce moment-là, un miracle pourrait se produire. Mais cela ne nous appartient pas et ce n’est pas ce qui compte, en
fait. Le seul travail est d’apprendre à nous voir comme Ce Que Nous sommes réellement. Si nous regardons la forme pour comprendre Dieu, nous nous leurrons car nous ne sommes pas la forme : nous
ne sommes pas nés ainsi « parce que » mais nous sommes nés ainsi « pour » retourner à la source et à notre réelle identité. Si nous lâchons notre culpabilité de ne pas être parfaits, dans la
forme, nous retournerons à notre perfection dans l’esprit.
Lorsque le Cours regarde le monde de l’ego c’est pour prouver à quel point il n’est pas ; c’est pour inviter à regarder uniquement la réalité au-delà car seule la réalité est éternelle et
inchangeable. Si nous ne nous sentons pas libres de notre corps qui semble avoir de l‘emprise sur nous ; rappelons-nous cela : « Je ne suis pas un corps, Je suis libre. Car Je suis encore tel que
Dieu m’a crée. » C’est cela et uniquement cela la réalité. Même si nous n’en faisons pas l’expérience, la réalité ne peut pas « ne pas être». Alors, regardons notre impeccabilité dans le monde
réelle, jusqu’à ce qu’elle se manifeste. Quand l’handicap n’aura plus d‘emprise sur nous, il disparaitra car nous nous éveillerons du rêve (et le rêve c’est : je suis handicapée…).
C’est lorsque nous lâchons profondément prise au niveau de la forme que le miracle arrive mais à ce moment-là ; le miracle ne nous importe plus. Il est logique, naturel par rapport à nos
nouvelles croyances. Le Cours ne sert pas à changer la forme, le changement au niveau de la forme n’est pas obligatoire. Mais lorsque dans l’esprit, le changement a eu lieu, alors le but du Cours
a été touché.
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Octobre 2009 : Parfois le doute me gagne au sujet des messages que nous transmettent certains de nos frères de la part des archanges et de toi-même (Saint Esprit). Notamment quand certaines
dates dument annoncées comme des temps décisifs dans l'ascension ne réalisent pas, du moins au niveau de ma compréhension et de celle de certains autres amis, leurs promesses. Ne serait-il pas
plus adapté à notre entendement que nos amis célestes ne recourent plus aux dates?
1) Réponse de
Sandrine :
Selon l’esprit d’UCEM, le monde réel est déjà en place et tout est déjà réalisé, seuls nos egos nous empêchent de
reconnaitre cela. Donner des dates, des précisions sur des périodes de chamboulements et de changements sert nos egos qui veulent des repères, croyant encore vivre dans le monde du rêve. Est-ce
que cela est salutaire pour notre éveil?
Oui, pour vivre l’éveil au niveau du rêve, étapes par étapes, en des moments soi-disant plus propices ou adéquates que d’autres. Disons que ces dates peuvent nous pousser un peu plus avant, nous
motiver à avancer vers notre vrai désir. Mais si nous prenons conscience que l’éveil est un état déjà en place, déjà réalisé au-delà du rêve et qu’il est écrit éternellement, au sein du plan
divin ; alors peu importe que nous sachions à quel moment il va avoir lieu car cela ne nous appartient pas. La seule chose que nous pouvons faire est d’avoir confiance dans le fait qu’il est déjà
là.
Le danger des dates est qu’elles sont récupérées par nos egos qui attendent des preuves, des signes, à l‘extérieur, oubliant encore
que tout se passe à l’intérieur et que cela a toujours été.
Dans l’esprit d’UCEM, nous sommes l’unique cause, au niveau de notre esprit, de tout ce qui se passe à l’extérieur. Alors, lorsque
nous voyons soi-disant infirmer des attentes, nous faisons uniquement l’expérience de cette pensée de doute en nous, cette pensée qui n’y croit pas et qui se désespère. Maintenant, retournons à
la cause, à l’esprit, et regardons quelles sont nos attentes? Nous attendons que quelque chose arrive alors que tout est déjà arrivé. Nous attendons que des choses se passent alors que tout est
éternellement en place, ici, au plus haut point de lumière dont nous pouvons faire l’expérience lorsque nous sommes de retour à la source et à l’essence de de notre être.
Les messages qui circulent et les prévisions nous déracinent de cette réalité d’illumination et de perfection déjà effective. Notre réveil est déjà effectif alors si nous l’attendons, nous ne
sommes pas prêts de l’expérimenter….(rire)…
Pour recentrer sur la question et concernant les dates : dans le monde réel, à la source de toutes choses, les dates n’existent plus. Les dates font partie du rêve. Lorsque nous regardons ces dates, nous retournons au rêve. Pour en sortir, soyons invités à expérimenter chaque instant en notre essence et ensuite, comparons par rapport à ce qui a été « prédit » ; quelle était la part de réalité? Nous nous rendrons juste compte que lorsqu’on nous prédit la lumière, la réalité est qu’elle a toujours été là, en vérité.
Rappelons-nous : chaque pensée est pensée avec Dieu et ne peut être que parfaite. Chaque pensée qui nie cette réalité n’est pas une
pensée réelle mais un rêve, de toute éternité.
2) Réponse
d'Alain :
J’ignore ce qui est mis précisément ici, derrière le mot « ascension » (chaque auteur, chaque courant, chaque canal ayant sa propre définition) mais dans le sens large d’un éveil à notre vraie nature, je vais essayer de répondre à cette question dans l’Esprit du Cours en miracles.
Tous les temps et tous les instants sont décisifs. Car il y a un seul temps : maintenant ! Se focaliser sur des dates, c’est quitter
le moment présent, et attendre un événement sensé nous libérer ou faire une partie du travail à notre place. C’est remettre sa souveraineté à l’extérieur de soi-même, et à plus tard, c’est a dire
partout ou elle n’est pas. Mais tout cela n’est pas nouveau ! (revoir le « pouvoir du moment présent » de E.Tolle si besoin).
Soyons pragmatique et objectif: regardons toutes les dates annoncées comme décisives depuis des années et constatons que rien ne s’est
passé comme prévu. Il est impossible de faire une généralité chronologique d’un processus hautement individuel sur la plan de l’éveil. Dans le temps linéaire ou nous croyons vivre, chacun a ses
dates clefs, ses propres sauts quantiques, même si ; comme le montre le calendrier Maya, certains sauts de consciences collectifs sont perceptibles sur le plan historique. Mais cela ne se traduit
pas forcément par des catastrophes et autres atterrissages d’OVNIS (annoncées en vain depuis des années)…tout se passe d’abord à l’intérieur, dans la psyché collective, pour
l’instant…!
Certes, il est possible qu’a certaines dates, sur le plan individuel, des évènements énergétiques induisent certains états
particuliers (malaise, euphorie, douleurs physiques..) .
Mais constater cela n’est de toutes façons pas une fin en soi, c’est encore une fois porter son attention sur le monde de la forme, de la matière, des effets et oublier que les seuls changements
efficients sont possibles uniquement au niveau de notre esprit, de nos croyances, de nos pensées. (au niveau des causes donc) Lors de ces soi-disants « portails », nous pouvons ressentir des
« effets », mais après ? nous restons seuls, « cause » de nos propres changement dans le scénario du rêve et sur le processus consistant en s’en éveiller, au delà de tout planning humain, et
uniquement dans son propre timing divin.
Je crois que nos « amis célestes » n’y sont pour rien dans l’invalidité de toutes ces dates lancée à grand renfort de
sensationnalisme, ils nous donnent ce que certains veulent bien entendre, des dates pour se rassurer en se déresponsabilisant. Mais qui sont-ils ces « amis » qui nous veulent du bien ? des
personnages hautement spirituels ? des entités de l’astral qui s’amusent au dépend de channels crédules ? ou tout simplement la personnification de nos propres croyances ?
En effet, si, comme le souligne le Cours, nous sommes des idées, toutes les entités célestes, quelle soit anges, archanges, et autres chefs de « l’ashtar command », sont tout autant des idées. Ce sont des fractions du Tout, de l’Un, auxquels on attribue une identité « séparée » donc finalement illusoire, tout comme la notre. L’homme, dans sa manie anthropomorphique, s’obstine a donner un visage à ses croyances, à projeter sur des entités virtuelles son besoin de se soumettre à une autorité externe.
Alors si nous voulons éviter le piège des dates, arrêtons de donner crédit à ceux qui les diffusent. Mais ne les jugeons surtout pas,
leur action est correcte selon leur modèle du monde et leur croyance, et leur propre processus d’éveil. Mais si le doute s’installe en nous, arrêtons de les écouter au détriment de l’écoute
intérieure, celle qui nous relie à notre propre guide, le seul qui soit infaillible. Occupons-nous de notre propre chemin, de nos propres ressentis(ce qui n’empêche pas de les partager avec les
autres) et arrêtons de planifier ce qui ne peut l’être. Les dates, concept hérité du temps, disparaîtront comme lui, alors habituons-nous à l’éternel instant présent, qui est notre vraie
demeure…
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Août 2009 : Comment être juste dans notre rapport à l'autre et au divin afin que l'abandon ne devienne pas soumission ou l'affirmation de sa
divinité, contrôle?
1) Réponse
d'Alain :
Il me semble que l’on peut traiter cette question de 2 façons : la 1ere, exhaustive, plutôt mentale, consiste à la décomposer en plusieurs parties, façon sujet de philosophie, car
elle semble contenir plusieurs sous-questions :
1) Qu’est-ce que la justesse d’esprit ?
2) Quelle est notre conception du Divin ?
3) Avons-nous le même rapport au divin qu’avec les « autres » ?
4) Qu’est-ce que l’abandon ?
5) Qu’est-ce que la soumission ?
6) Ou finit l’abandon et ou commence la soumission ?
7) Qu’appelles t-on affirmer da divinité ?
8) Comment se manifeste le contrôle ?
9) Ou finit l’affirmation de soi et ou commence le contrôle ?
10) Synthèse : comment être juste dans différents contextes relationnels ?
Je grossis le trait bien sur, mais c’est à dessein. C’est pour montrer une fois de plus qu’une question appelle une autre question, et ainsi de suite…. Est-il
possible de faire plus simple pour éviter l’agitation mentale, et finalement la confusion ? Si l’on en croit le Cours en miracles, nous avons un seul choix a faire à chaque instant, jusqu’à
l’éveil complet : écouter la voix de l’ego, du mental, OU écouter celle du St Esprit, du coeur.
La première nous hurle que ce monde est bien réel, que nous sommes séparés les uns des autres, ce qui justifie les pensées de peur, d’attaques, les jugements, sur
les autres ou sur soi. Si on l’écoute, on se demande effectivement si notre désir d’abandon n’est finalement pas une forme de soumission, il faut donc vite y mettre fin. De la même façon, on se
demandera si l’affirmation de qui l’on est ne représente pas une forme de contrôle et de pouvoir, et l’on ressentira alors de la culpabilité, et au mieux de l’incertitude. Dans tous les cas, la
paix ne sera pas au rendez-vous.
La voix du St-Esprit, si on choisit de l’écouter, nous demandera, avec douceur, de ne pas accorder de crédit à toutes ces pensées d’attaques, ces doutes sur notre
manière « bonne » ou « mauvaise » de se comporter avec les autres. S’il n’y a qu’une seule personne, il n’y a pas de relation, donc plus de risque de « mauvaise » relation, il y a juste
communion, et dans l’illusion de la forme : accueil et acceptation des autres…parties de nous même. Autrement dit, nous n’avons qu’à nous occuper de nous, de notre esprit, de la qualité de nos
pensées, de nos intentions.
Si notre volonté sincère est la paix, la fraternité, la joie et la justesse dans nos rapports avec « les autres », il « suffit » alors
de cultiver ces valeurs dans nos pensées. Il en découlera obligatoirement des relations harmonieuses, hors du contrôle manipulateur de l’ego. L’abandon dans les bras du St-Esprit ne peut jamais
être excessif, il ne peut être soumission car c’est la voix de la justesse et de la vérité.
Quand à notre divinité, elle n’a pas besoin de « s’affirmer », (seul l’ego désire s’affirmer), elle éclairera notre entourage tout naturellement, à condition de voir chez les autres cette même
divinité que l’on désir exprimer. Logique puisqu’ils sont nous-même. Dieu est un, son fils aussi.
Pour être « juste » dans toutes sortes de rapports, inutile donc de se poser trop de questions, (avec d’ailleurs des réponses
hasardeuses), une seule suffit : « Que ferait l’amour à présent ? », précédée de ce constat d’humilité : « je ne sais rien, et rien de ce que je vois ou entend ne signifie quoi que ce soit dans
le monde de la forme ». Enrober ensuite le tout dans un grand lâcher-prise et une confiance sans faille dans la voix du St-Esprit, la voix pour Dieu, toujours prête à nous
guider.
2) Réponse de Sandrine
Affirmer sa divinité c’est avoir conscience de son unité avec le TOUT, avec Dieu et
avec ses fils ; avec ses frères et sœurs de lumière. L’ego seul peut contrôler car il croit en la séparation. Il croit avoir du pouvoir « sur ». Il croit pouvoir obliger quelqu’un à faire contre
sa propre volonté mais il oublie que la volonté de l’autre, celle du Père et celle du Fils divin qu’il est en vérité ne font qu’UN. Lorsqu’il semble y avoir deux volontés entre nous et un frère
(ou une sœur), rappelons-nous toujours d’accueillir et d’embrasser la volonté de l’autre comme si Dieu nous parlait à travers cette personne. En faisant cela, nous nous apercevrons que la volonté
de l’autre n’est pas en contradiction avec la notre et que seul l’ego veut nous faire croire cela. La vision juste consiste à comprendre que toutes volontés ne font qu’UN en la
source.
L’abandon consiste à entrer dans la compréhension profonde de l’unité qui existe entre chacun et avec le divin. L’abandon est l’apprentissage de la confiance, sans
résistance ; grâce à la prise de conscience que personne ne peut soumettre le Fils divin. Personne ne peut nous imposer quelque chose que nous n’avons pas nous même choisi. Lorsque nous pensons
que l’on puisse nous soumettre, nous avons oublié que nous sommes un Fils éternellement libre et divin. Qui peut rendre esclave celui qui est intrinsèquement libre? Croire que cela est possible
est juste une erreur et penser que notre liberté intrinsèque est altérable ; c’est déjà nous emprisonner dans un rôle qui n’est pas l’essence de Ce Que Nous Sommes. Laissons faire, ne résistons
pas. Personne ne peut porter atteinte à la liberté du Fils divin qui est campé dans sa véritable identité. Quelqu’un pourra imaginer pouvoir le faire mais cela ne sera qu‘un leurre. Quant à celui
qui imagine que l’on puisse le soumettre ne fait que rêver, encore, d’un monde duquel il se réveillera un jour.
Soumission et contrôle existent lorsque nous pensons être séparés (monde de l’ego)
Abandon et affirmation de sa divinité existent lorsque nous savons être dans l’unité (monde du Soi divin).
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Dans l’attente de vos propres questions, voici un exemple de question auquel nous avons essayé de répondre, dans l’esprit d’UCEM, avec
l’aide du Saint-Esprit :
Le temps qui s'écoule entre notre
état "intérieur" et sa manifestation "extérieure" dépend t-il de notre quantité de croyances, de mémoires à transmuter ? Autrement dit, pourrons-nous créer immédiatement lorsque nous serons
entièrement vierge de toute programmation d'ego ?
1) Réponse de Sandrine :
Selon l’esprit du
cours, nous voyons à l’extérieur tout ce qui habite notre esprit.
Ainsi, si nous souhaitons voir certaines choses et que nous ne les voyons pas
réellement encore, c’est que nous avons oublié de changer notre façon de penser; que nous avons oublié de corriger l’erreur de pensée que nous faisons, au niveau de l’esprit. Bien évidemment, le
problème réside dans le fait que toutes ces pensées sont inconscientes et qu’il s’agit de les faire émerger pour pouvoir les éclairer et les corriger. Il suffit qu’un moindre doute, une moindre
ombre viennent ternir notre clarté intérieure et nous ne verrons pas se réaliser cette clarté à l’extérieur. En effet, tout ce qui empêche cet intérieur de se réaliser est uniquement dû au fait
que cet intérieur n’est pas encore assez puissant et clair.
Ainsi, admettons que nous sommes persuadés qu’il est possible de nous guérir
instantanément d’une grippe, par notre pouvoir guérisseur (pour l’avoir lu, en avoir été informé et l‘avoir en parti intégré). Aujourd’hui, il nous est demandé de l’expérimenter. En fait, nous
nous le demandons à nous-mêmes car nous SAVONS déjà, intérieurement, intrinsèquement que cela EST vraiment. Cependant, sans que nous en ayons pleinement conscience, il y a des résidus de pensées
qui nous empêchent de vraiment expérimenter cette réalité, dans le concret ( à l’extérieur ; mais en fait, rien n’est réellement extérieurement, nous le savons bien…ce qui explique pourquoi si
quelque chose cloche à l’extérieur c’est que cela est à l’intérieur, encore).
Supposons, donc, dans cet exemple précis, qu’il nous reste des pensées telles que :
« oui, mais, je n’en suis pas encore là » , « je ne suis pas un maître, moi », « c’est trop difficile, trop tôt», « il me faut encore m’épurer et travailler
beaucoup pour parvenir à cela» , « Jésus; lui, oui, le pouvais mais moi…(je n‘en suis pas à son niveau)», « qui suis-je pour y parvenir? », « et si j’y parviens, que
va-t-il se passer?», « est-ce que les gens qui m’entourent me croiront?», « et si ils me croient, comment pourrais-je assumer réellement cette nouvelle
réalité?», « serais-je considéré comme un maître?», « je risque de retomber dans l’ego!», « et ma vie risque de changer, tellement», « non, décidément, je préfère
rester dans mon ancienne vie et ne pas trop bousculer les idées reçues ».
Et voilà comment l’intérieur sabote lui-même la réalisation extérieure de ce qu’il
sait être juste, pourtant! Invitons nous à étayer la liste de toutes ces pensées qui coupent l‘herbe sous le pied, afin d‘en prendre conscience et de pouvoir les lâcher. Voilà ce qui empêche que
l’extérieur et l’intérieur se rejoignent. Celles qui paraissent être des pensées insignifiantes, au départ, sont autant de doutes et d’ombres jetés sur la lumière qui ne demande qu’à se
manifester. Lorsque la confiance, l’assurance et la responsabilité de ce pouvoir divin sont entièrement là, alors rien ne peut empêcher la simple
réalisation. Car les miracles, sont naturels. Ils prennent forme quand le flot coule librement, comme il était prévu qu’il coule, à l’origine. Les miracles ne sont pas extraordinaires, ils sont
simplement la vie qui EST. Mais, sur terre, la vision de la vie est encore trop étriquée et l’ego, devant ce qu’EST simplement la vie, pose soit des limites soit des « considérations »
qui ne servent à rien. Alors, notre personnalité préfère rester « tranquille » où elle est et ne pas trop bousculer les idées reçues. Heureusement, doucement des percées se font,
lentement mais sûrement.
2) Réponse de Christalain :
Il est d’abord important de rappeler en effet que nous voyons exactement le monde que nous avons à l’esprit, et qu’au fond, il n’y a
ni intérieur, ni extérieur. Le Cours (en miracles) explique même qu’il n’y a pas de pensées privées car il n’y a qu’un seul esprit. Seuls nos corps séparés semblent faire croire le contraire.
Donc, nos pensées, tout autant que nos paroles et actions agissent sur le monde en co-création du rêve commun.
La perception que nous avons est directement issue de nos croyances profondes cristallisées par l’ego. Lorsque nous modifions celles-ci, il évident que notre vie
change, et nous pouvons chacun le vérifier dans nos vies respectives. Elles changent dans un sens agréable lorsque nous prenons de la distance avec les concepts chers à l’ego (autonomie,
séparation, pouvoir personnel, volonté de puissance, ambition…).
Notre vie n’est pas forcément bouleversée immédiatement dans les faits et les événements, mais surtout dans la manière de les ressentir, de les interpréter.
Evidemment, si nous alimentons un cercle vertueux en fonction des attitudes préconisées par le Cours, les événements désagréables, les accidents , les pannes, les maladies, se font alors de plus
en plus rares. La vitesse du processus est proportionnelle à la vitesse de notre « déconstruction mentale », et en fin de compte, le miracle agit instantanément, et guérit toute maladie sur le
champ…quand toute croyance limitative a disparu.
Voir l’unité partout, voir toutes les autres personnes comme des parties de soi-même, des symboles ; vivre dans le présent, sans aucun plan (autre que celui du
Divin), aucune stratégie, lâcher prise du passé… sont quelques exemples d’attitudes mentales favorisant une vie de « création » agréable.
Mais ne perdons pas de vue, que nous restons toujours dans un rêve, même s’il devient de plus en plus heureux, et que nous ne « créons » vraiment pas notre vie, nous jouons avec les illusions de la matrice du rêve, via la projection de nos pensées. La véritable création s’opère sur le plan divin, à l’extérieur du rêve. Les véritables créations sont éternelles et faites d’amour, hors du temps…contrairement à celles de ce monde où tout finit par redevenir poussière.
Pour en venir au cœur de la question, le temps nécessaire à la « création dans le rêve » dépend en effet du degré de dissolution de l’ego et des croyances en la séparation d’avec la source.
Jusqu'à un stade avancé, nous agissons toujours plus efficacement sur les circonstances de notre vie, et
au stade ultime (atteint par le Maître), nous pouvons agir directement sur la « matière » elle-même, du rêve : les objets, les personnes…
Donc, de manière un peu paradoxale, moins nous croyons en la réalité de ce monde, plus nous prenons du recul et plus nous le maîtrisons facilement , comme cela se
manifeste à travers ce qu’on appelle le « Rêve lucide ». Evidement, le but d’un tel processus n’est pas de « jouer » à l’apprenti sorcier, ou de nier la vie, mais de s’échapper du rêve en
entraînant dans son sillage un maximum de monde, par l’exemple. Comme le souligne le Cours En Miracles, nous ne nous échappons que d’un rêve heureux, pour connaître à nouveau la vie
divine…
PROJECTION-CREATION
Comment remplacer la projection par la création, dans nos vies?
Réponse du "Saint-Esprit" à Sandrine :
Saint-Esprit : La création, c’est faire don au monde de Ce Que Vous Etes vraiment. En entrant en communion avec la réalité de
Ce Que Vous Etes ; vous parvenez à amener tout et chacun dans cet espace et parvenez ainsi à être à un niveau de conscience plus élevé, plus proche du divin. Créer, c’est uniquement laisser les
voiles se lever vers ce qui existe déjà, c’est simplement, révéler.
Sandrine : Pas de création nouvelles, alors? De nouveaux espaces, pas de nouveau?
Saint-Esprit : Non, pas réellement. Le nouveau (comme tu l’entends), reste toujours du domaine de l’illusion, car il est dans
le domaine de la forme. Dans le domaine de ce qui est, de l’essence, il n’y a que ce qui est déjà et sera toujours. Vous ne créez pas de forme. La forme est une enveloppe ; vous « ouvrez » sur
l’essence des choses. Vous ne créez pas une « histoire » humaine, vous utilisez les accessoires de la pièce pour révéler le divin qui est.
Sandrine : On ne crée pas d’amour, on le révèle?
Saint-Esprit : Oui, ce qui est créé au niveau
humain, la seule vérité, ce qui reste, c’est l’essence de avec quoi cela a été fait. Ce n’est pas : « comment cela a été fait. » Je dirais que l’important est l’intensité de ce que vous utilisez
pour créer.
Sandrine : Peut-on créer avec autre chose que la lumière, l’essence divine?
Saint-Esprit : Oui, vous pouvez créer avec
l’illusion ; cela n’est pas alors une création mais une illusion-projection. Utilisez l’énergie d’amour dans toutes vos actions, vos réalisations et alors, tout sera réel.
Réponse du "Saint-Esprit" à Alain :
Avant de répondre a cette question, il faudrait être sûr du sens que vous donnez à ces termes, sachant que la projection se rapporte
au monde de l’illusion, et la création au monde réel de Dieu, selon la terminologie du Cour en miracle à laquelle vous vous référez ici. Vous ne pourrez donc pas réellement créer tant que vous
vivrez sur le plan de l’illusion, mais vous pourrez toutefois utiliser une forme de projection libératrice avant de créer comme votre créateur !
Rappelons d’abord brièvement comment fonctionne la projection : l’analogie du projecteur de cinéma que vous connaissez déjà est
évocatrice : celui-ci symbolise votre cerveau, votre égo, qui projette littéralement, à travers votre regard, ce que vous voyez en vous-même (ou plutot ne voulez pas voir) sur un écran extérieur
constitué par des objets ou des êtres vivants. La projection engendre donc votre perception, ce qui la rend éminemment illusoire et instable.
La projection est une défense contre la peur, la culpabilité que vous ne supportez pas de voir en vous-même. Mais une fois comprise,
elle devient un outil d’évolution fantastique en vous faisant prendre conscience de toute cette négativité refoulée en vous.
Comme vous l’avez déjà compris, un trait de caractère qui vous insupporte chez une autre personne n’est que le reflet de cette même
caractéristique que vous refusez de voir en vous, et que vous n’exprimez pas au grand jour. C’est pour cela que tous vos frères et toutes vos sœurs humains sont vos enseignants au jour le jour,
ils vous révèlent à vous-même
Le même principe fonctionne pour les aspects positifs que vous admirez chez d’autres sans avoir forcément conscience de les posséder
en vous, c’est toujours le monde de la dualité, du blanc et du noir. Une fois reconnu ce processus, vous pouvez le remplacer par une projection « positive » et rectifiée. On pourrait résumer
cette méthode « en 4 temps » de cette manière :
1 - Reconnaître que tout ce que vous voyez à l’extérieur est le reflet de ce que vous vivez à l’intérieur, le meilleur comme le
pire.
2 - Pardonner aux autres leurs attitudes dérangeantes qui font écho à vos propres pensées fausses, assumer votre responsabilité totale dans tout événement.
3 – Vous pardonner vos pensées erronées qui ne sont pas des « péchés », déclarer votre innocence conjointe, vous et votre frère.
4 – Abolir toute séparation et « étendre » (projeter sur ce plan) l’amour depuis votre centre, votre cœur, pour embrasser tout le champ de votre perception dans une même unité pardonnée.
En répétant ce processus, vous vous rapprocherez d’une forme de création du monde réel par l’amour remplaçant peu à peu le monde de
l’illusion et de la peur. En somme, la création sur ce plan consiste à une dé-création de la projection de l’égo pour laisser apparaître progressivement ce qu’elle cachait jusqu’à lors : un monde
de paix, d’égalité, d’unité et d’amour qui n’a jamais cessé d’exister derrière le voile… Mais cela demande de la volonté, du courage et de la persévérance car l’ego, bien sur, résiste ! mais vous
aurez toute l’aide disponible si vous « projetez » de me la demander chers enfants… !
Merci pour ces éclaircissements Saint-Esprit.
RELATION JUMELLE
"Le Saint-Esprit connaît que personne n'est particulier. Or Il perçoit aussi que tu as fait des relations particulières, qu'il voudrait purifier et ne pas te laisser détruire. Si peu sainte que
soit la raison pour laquelle tu les as faites, Il peut les traduire en sainteté en enlevant autant de peur que tu Le laisseras enlever.../...Toute relation que tu voudrais substituer à une autre
n'a pas été offerte au Saint-Esprit pour Son usage. Il n'y a pas de substitut à l'amour. Si tu tentes de substituer un aspect de l'amour à un autre, tu as donné moins de valeur à l'un et
plus à l'autre. Non seulement tu les as séparés mais tu as aussi jugé et rejeté les deux."
Question au St-Esprit : Cette vision du cours remet-elle en cause le fameux concept de
"flammes jumelles" (issues du même œuf souche) ou plus simplement, toutes les soi-disant ententes vibrationnelles (familles d'âme etc…) sont-elles un leurre qu'il faut éviter de rechercher ?
D'autre part, n'est-il pas sain de dire que quand une relation ne nous convient plus, il faut savoir la quitter pour une autre, sans s’obstiner dans une relation
dysfonctionnelle?
Réponse du "Saint-Esprit" à Alain :
Saint-Esprit : La vision du cours en miracles ne remet pas en cause le concept de « Flammes jumelles » mais il ne l’aborde
pas de manière explicite car c’est un sujet à haut risque spéculatif qui ne concerne qu’un interval très limité de votre parcours évolutif cosmique. D’abord, il est clairement d’une utilité transitoire puisqu’il suppose une séparation entre 2 entités jumelles alors que l’unité est parfaite dans le monde
réel. Ensuite, il est trop souvent teinté de romantisme typiquement humain, et il donc projeté sur la plupart des relations dites « particulières », d’ou d’innombrables désillusions et
drames.
Au risque de briser le charme, une relation entre FJ est davantage une relation « de travail » qu’une romance amoureuse. Mais un travail d’amour divin n’est-il pas préférable à un amour passionnel sans issue ? Une relation FJ est en quelques sortes une relation sainte « privilégiée » dans le sens ou elle offre une efficacité d’évolution maximale en vue de parachever la transcendance du monde de la forme. Cela n’empêche pas toute autre forme de relation de mériter le qualificatif de « sainte » (Dans le sens d’UCEM), qu’elle soit amicale, familiale, professionnelle.
En tout état de cause, la relation FJ ne devrait pas être recherchée en vue d’obtenir un résultat particulier ou une élévation spirituelle. C’est d’abord l’élévation spirituelle qui aimante
naturellement ce type de collaboration, quand les âmes sont prêtes à vivre cela. Ce qui induit la nécessité de changer bien des croyances et a-priori sur le sujet, et en premier lieu de faire le
deuil de tout attachement, attente, blessure émotionnelle, dépendance...
Pour vous faire comprendre que la relation FJ n’a rien a voir avec une relation amoureuse classique, songez plutôt à une relation amicale dans le sens le plus noble du terme, avec une complicité, une intensité et une proximité d’esprit inimaginable tant que vous ne l’aurez pas vécue. Cela vous conduira naturellement et progressivement à la fusion dans l’unité du monde de Dieu.
Alain : Quelle est l’origine des FJ ?
Saint-Esprit : Retourner à Dieu, comme son nom l’indique, c’est
prendre en sens inverse le long chemin qui vous a conduit dans la matière. Cela signifie qu’ à un certain « moment » (de votre point de vue puisque le temps n’existe pas et que tout se
passe en même temps, pour rappel !), après que l’UN se soit divisé en multitudes homogènes, chacune de ces âmes s’est scindée en un aspect masculin et féminin pour participer complètement au
jeu de la dualité, tout comme vous expérimentez le chaud et le froid, le blanc et le noir, l’actif et le passif… ect
Cela s’est passé bien en aval de la petite idée folle, presque au terme de votre « descente en enfer ». L’androgynie est votre état naturel, mais évidemment pas sur le plan terrestre ou cet état n’est atteint que de manière caricaturale et artificielle dans la chair. La réunion/fusion des FJ sur le plan étherique est donc le symbole de la fin de la dualité de l’âme en route vers l’unité du ciel.
Alain : Et faut-il s’obstiner dans une relation dysfonctionnelle sous prétexte de la rendre sainte ?
Saint-Esprit : La réponse dépend du sens que vous attribuez à
« dysfonctionnelle ». C’est parfois en « arrêtant » une relation que vous la rendez sainte, sachant qu’au fond, une relation ne s’arrête jamais, elle ne fait que changer de
forme. Vous ne choisissez pas vraiment d’arrêter ou poursuivre une relation, cela se joue à un niveau supérieur de l’âme, ou plus exactement entre les âmes concernées qui concluent des
« accords ». L’ego croit choisir le moment, il se leurre.
Ensuite, analysez la nature des problèmes : utilisez les enseignements de l’effet miroir dont nous
avons déjà parlé. Voulez-vous partir parce que votre partenaire vous montre des aspects désagréables de vous même à conscientiser ? cela ne servira à rien, votre prochain partenaire vous
révélera les mêmes…L’amour qui subsiste dans un couple malgré les problèmes est le meilleur indice qu’il reste un chemin à parcourir ensembles.
Par contre, si votre âme vous envoie le signal d’une lassitude
profonde, d’une désaffection sentimentale durable, d’une impression de routine, il est temps d’en parler avec votre partenaire et de prendre une décision sur l’opportunité de continuer. Mais la
plupart du temps, cette séparation se fait naturellement, et plus les âmes sont avancées spirituellement, plus ces décisions sont concertées et bi-latérales sur le plan conscient. (aucun ne tombe
des nues).
Attachez-vous donc à rendre saintes toutes vos relations dans le détachement ( !) , et par la même occasion, toutes vos « ruptures », si l’amour humain a disparu, ce n’est pas un échec si il est remplacé par un amour universel et inconditionnel. La seule dysfonction réelle est la peur de la séparation qui conduit aux mauvais compromis et au reniement de SOI, attributs de la relation particulière. Laissez-vous guider, faites confiance à l’Esprit Saint et vos relations ne seront que joie, c’est leur seul but réel, celui pour lesquelles Dieu les a créée.
Merci
à toi St-Esprit pour cette guidance…
Réponse du "Saint-Esprit" à Sandrine :
Sandrine : Cher saint esprit, allons-y pour cette question posée en commun avec Alain…
Saint-Esprit
: Tu cherches à éclaircir le concept de flamme jumelle. Sache, que dans le cœur de Dieu, vous êtes une seule et même
personne. À ce niveau, il n’y a donc pas de famille d’âmes dans le sens où tu l’entends mais une seule et même famille d’âme. Ecoute bien ce que j’ai à te dire concernant le sujet que tu
souhaites aborder ce soir : vous êtes tous issus du même œuf, il n’y a pas plusieurs œufs et en ce sens, il n’y a pas plusieurs paires de jumellité.
Sandrine : Ce n’est pas pourtant ce que j’ai entendu des informations et lectures autour de moi : il y aurait plusieurs paires.
Saint-Esprit : Si tu te rapproches de la matière oui, mais bien au-delà de vos conceptions erronées, vous êtes issus du même œuf. Pourquoi
faudrait-il qu’une personne soit en vibration plus alignée avec une autre plutôt qu’une autre personne?
Sandrine : Dans les textes, il a aussi été dit que certaines vibrations correspondent mieux que
d’autres.
Saint-Esprit
: Au niveau de l’âme, par rapport à ce que vous avez vécu mais au dessus de l’âme, tu trouves l’esprit et au niveau de
l’esprit vous faites un en un, un en l’UN. Pour vivre sur terre de façon la plus appropriée, il faut se reconnecter à l’esprit. C’est ici que ce joue le jeu et c’est ici que vous entendrez le un
en un.
Sandrine : Mais ici, plus besoin de relation, en fait?
Saint-Esprit : Sur terre, vous pouvez expérimenter cette unité avec chacun de vos frères et sœurs, de la même façon. Aucun frère et aucune sœur
ne vous offre de meilleure possibilité pour cela. Par contre, concernant ta dernière question qui soulève le point : dois-je quitter une relation si elle est dysfonctionnelle, la réponse est
oui.
Sandrine : Ainsi pas rapport au cours qui dit de ne pas substituer?
Saint-Esprit
: Il n’y a pas substitution. L’amour peut être vécu pour un temps, puis l’amour peut être vécu ailleurs.
(((((((((((Tu réalises d’ailleurs que tu ne peux pas vraiment quitter
une relation si elle n’est pas sainte ce qui signifie que le fait de quitter ne veut pas dire : pas saint.
Sandrine : Et je peux aussi quitter une relation particulière pour
avancer?
Saint-Esprit : Tu peux aussi.
Sandrine : D’accord et ceux qui disent que les flammes jumelles ne peuvent se séparer.
Saint-Esprit : Ce qu’ils veulent dire c’est que quand tu as vraiment pris conscience de ton unité avec un frère, une sœur, l’un en un,
vous ne pourrez jamais vous quittez même si vous pouvez en avoir l’illusion.
Sandrine : Mais ceux qui disent que l’on veut toujours être dans l’énergie de
l’autre.
Saint-Esprit : Oui, lorsque l’on est en contact profond avec quelqu’un, on aime rester en contact.
Sandrine : Pourtant on ne peut pas être en contact profond avec tous et rester en contact avec
tous.
Saint-Esprit : On peut aimer l’autre d’un certain point de vue qui nous permet d’être en contact profond, sans pour autant être
toujours en relation humaine toujours ave lui. Tout cela est humain et fait partie des illusions; qu’est-ce qui se joue vraiment au niveaux des âmes? Tu
comprends?))))
Il n’y a pas substitution. L’amour peut être vécu pour un temps, puis l’amour peut être vécu ailleurs. A un tel point que tu sais que vous « Etes» en l’amour ; en quittant une relation tu ne dis pas que l’amour n’y a pas été présent. Tu remets uniquement cette relation à l’esprit en lui disant : voilà, je te redonne l’amour qui m’a été donné de vivre ici ; merci, je suis en gratitude et je vais vivre le même amour ailleurs.
Sandrine : Ainsi, une relation sainte peut se terminer?
Saint-Esprit : Bien sûr, elle peut se terminer dans la sainteté de ce qu’elle a été.
Sandrine : Pourtant, selon le Cours, une relation sainte devrait…
Saint-Esprit : Tu me parles de forme. Une relation sainte peut perdurer à l’infini, qu’il y ait couple, amitié, fréquentation ou que vous ne
vous voyiez pas du tout.
Sandrine : Ce qui définit la relation sainte alors?
Saint-Esprit : Ce qui définit la relation sainte est le fait qu’elle s’inscrive dans le processus de
la vie, de l’amour…est le fait qu’elle soit vécue dans l’esprit de Dieu, qu’elle soit reconnue comme telle.
Sandrine : Je n’ai pas encore complètement fait le tour de la deuxième partie de la question : ne pas
substituer une relation à une autre. Si on quitte une relation, c’est qu’elle ne nous convenait pas?
Saint-Esprit : Si on la quitte, cela peut être qu’elle a fait son temps, au sein de l’esprit divin.
Sandrine : Alors, comment savoir si la relation est particulière ou
sainte?
Saint-Esprit : La relation s’inscrit-elle dans l’esprit, la pensée divine? Sert-elle le plan divin? Est-elle au service de Dieu en ce sens
qu’elle est en lui, qu’elle vibre en lui, qu’elle est ce qu’il est? Ai-je répondu à cette question ce soir?
Retiens que tu peux être saint à tout moment, à tout instant et rien d’extérieur ne peut
déterminer cela. Ce qui importe est ton état intérieur.
Sandrine : Pas de choix mieux appropriés que d’autres?
Pas de plan divin, parfait, prévu ; à réaliser?
Saint-Esprit : Le seul plan divin est que vous sachiez qui vous êtes, peu importe votre façon d’y parvenir.
Quant aux choix les mieux appropriés, ce sont ceux qui te permettront au plus vite d’arriver à cela.